Des araignées aux animaux amoureux

Publié le 13 Novembre 2011

Petite visite ce dimanche à l'exposition Araignées du Museum d'Histoire Naturelle. J'y étais en compagnie de camarades physiciens des liquides, nous sommes donc tous tombés en pâmoison devant le décor à l'entrée de l'exposition : de longues fibres translucides couvertes de bulles, suggérant des gouttelettes d'eau accrochées à une toile d'araignée.

 

Spider web

 

Quelques déceptions nous attendaient dans la première salle, comme ces pourtant très beaux modèles d'araignées en résine, malheureusement dépourvus d'échelle, si bien qu'on ne savait pas si l'araignée faisait 10 cm de large ou 1 mm. Même si j'aime bien l'idée de montrer des extraits de films mettant en scène des araignées tueuses, j'ai trouvé le démarrage de l'expo un peu long. A partir de la Mygalerie - un couloir tapissé de superbes photos de Vincent Munier - ça décolle pour de bon, avec de vraies araignées, dont les impressionnantes araignées sociales de Guyane (sur les 42 000 espèces d'araignées connues en 2010, seules 30 mènent une vie communautaire !), un passage efficace sur les techniques de chasse des araignées et une revue de presse amusante sur leurs méfaits supposés.

 

Arrive ensuite une agréable pause lecture, où l'on s'intéresse aux légendes impliquant des araignées, comme le mythe d'Arachné, transformée en araignée par Athéna, jalouse que la jeune fille soit une meilleure tisseuse qu'elle. L'une d'elles explique ainsi l'origine des attrape-rêves confectionnés par certains Indiens d'Amérique : une araignée avait élu domicile dans la chambre d'une vieille dame, près de son lit. Le petit-fils de cette dernière tenta un jour d'écraser l'hôte à huit pattes, mais son aïeule l'en empêcha. Le soir tombé, l'araignée vint chuchoter à l'oreille de la vieille dame "Tu m'as sauvé la vie. Pour te remercier, je te laisse ma toile. Celle-ci filtrera tes rêves et piégera les cauchemars. Tu dormiras ainsi d'un sommeil paisible". Les Indiens sont bien moins peureux que nous !

 

Ca repart ensuite avec des conseils bien pratiques pour la récolte des araignées, des postes pour observer au microscope pattes, yeux et filières (lieu de production de la soie). Hélas, après avoir à peine entamé le visionnage du film sur l'aranéologie (l'étude des araignées), nous avons dû quitter les lieux, sans pouvoir jeter ne serait-ce qu'un petit coup d'oeil à une salle pourtant prometteuse, "Un menu à base d'araignées". Dommage ! Souvenez-vous en pour éviter les mauvaises surprises, le Museum ferme à 18 h.

 

Pour finir, ma découverte du jour, pêchée dans la section "Les araignées, des mères dévouées". J'avais entendu parler des vidéos Green Porn d'Isabella Rossellini, et m'attendais à tout sauf à les croiser en France dans le cadre d'une exposition tous publics. Et pourtant ... Le film présenté au Museum est hilarant, vous pouvez aller le visionner sur Sundance Channel. Après avoir regardé presque toute la série, je vous confie un de mes préférés, le canard (je vous recommande aussi l'hippocampe et la baleine).

 

Rédigé par Algue

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