Tempête, chasse au trésor et risotto

Publié le 9 Janvier 2010

NeigeGoe

Bonne année les gens ! Pour fêter cela, voici un petit lever de soleil sur Göttingen enneigée. Le gros de la neige est tombé au tout début de l'année : lundi matin, en sortant du train de nuit, j'ai fait ma trace dans la poudreuse. Cette semaine quelques misérables flocons sont tombés mais il a fait si froid que la couverture de neige persiste, épaisse et éclatante comme au premier jour. Moi qui n'aime pas trop le froid, je dois reconnaître que c'est magnifique. Tant mieux, puisque la tempête Daisy arrive et a commencé à paralyser l'Allemagne.

Il en faudrait également bien plus pour entamer l'enthousiasme de ma copine Ines, qui s'est découvert une nouvelle passion : le Geocaching. Il s'agit de partir à la recherche d'objets cachés un peu partout dans le monde par des internautes qui mettent en ligne les coordonnées de leur "trésor". On peut trouver un trésor dans une cachette et le remettre dans une autre, puis visualiser sur le site sa trajectoire. C'est geek, c'est gratuit et surtout Ines est surexcitée, donc c'est drôle. Mardi, nous sommes donc partis entre colocataires à la conquête d'un trésor. De nuit, dans la neige et sans GPS, ce qui fait que nous sommes évidemment rentrés bredouille (et gelés). Mais cela m'a permis de découvrir l'imposante bâtisse qui abrite le Goethe Institut (et le trésor).

En rentrant de vacances, j'avais un peu peur de trouver la ville toute triste, sans les décorations et l'odeur épicée de vin chaud qui agrémentent la période de Noël. Mais ne manque pas de charme sous la neige et tout le monde a envie de prolonger les fêtes. Ainsi les collègues du Max-Planck n'ont-ils pas attendu la First Last New Year's Party de l'institut, qui aura lieu dans dix jours, pour organiser une soirée internationale (12 convives, 7 nationalités). L'Italie était à l'honneur pour cette première séance : risotto maison, Chianti et Carla Bruni en fond sonore. Ce qui, assez vite, a lancé le débat "Berlusconi contre Sarkozy" - débat vite clos (même les Français n'échangeraient pas leur président contre Berlusconi), prolongé par des discussions sur l'identité nationale, un thème à la mode un peu partout. Où l'on a appris par exemple que l'Allemagne n'autorise plus les doubles nationalités, que deux Italiens d'une même région, même jeunes, parlent entre eux plus facilement dialecte qu'italien, ou encore que les Grecs sont les seuls Européens à devoir se munir d'un visa s'ils veulent faire du tourisme pendant deux semaines aux États-Unis.

On a beau voyager beaucoup plus facilement depuis l'euro et Erasmus, être parfois blasé de retrouver à des milliers de kilomètres de chez soi les même Mc Do, Zara et H&M, après une telle soirée, on se rend compte qu'il reste quand même  - heureusement - des grandes différences entre les pays européens, que c'est normal d'être dépaysé et toujours enrichissant de voyager et de rencontrer de nouvelles personnes. Je reconnais bien volontiers que cette conclusion est effrayante de banalité, mais c'est vraiment ce que je me suis dit sur le chemin du retour ...


Rédigé par Algue

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